J’avais choisi ces vacances de voile sur la Côte d’Azur dans le but de découvrir la mer, de naviguer et de découvrir la beauté de la côte. Malheureusement, l’expérience n’a pas répondu à ces attentes.
La semaine fut marquée par d’excellentes conditions météorologiques, avec du vent et une mer qui auraient permis de naviguer beaucoup plus souvent. Au lieu de cela, pour la plupart des correspondances, nous naviguions avec un moteur, toujours utilisé au régime minimum par minute, ce qui a entraîné un temps de trajet considérablement plus long sans aucun avantage... sinon pour économiser du diesel... de plus, payé par les 6 participants à la fête. Le seul vrai jour de navigation fut vendredi, après que j’aie (également au nom du reste du groupe) exprimé ouvertement mon mécontentement envers la gestion de la navigation.
Un autre aspect décevant était le choix des itinéraires. Tout au long de la semaine, le pilote automatique était activé sur des itinéraires très éloignés de la côte, nous empêchant d’apprécier les paysages, les criques et les aperçus qui représentaient, de plus, l’un des principaux objectifs du voyage. Les jours étaient vécus comme un « transfert » d’un point à un autre plutôt qu’une exploration de la Côte d’Azur depuis la mer !
La gestion des arrêts était également insatisfaisante. Le premier jour, nous n’avons fait qu’une seule rade, atteinte en début d’après-midi après un déjeuner préparé pendant la navigation ! Mardi, après un départ retardé, la seule escale était un point des îles Lérins, puis nous nous sommes retrouvés à passer la nuit pratiquement dans le même golfe que la veille au soir car le port de Cannes n’avait pas été réservé à temps et nous avons dû nous retirer à Juan-les-Pins. Mercredi, nous avons fait un court arrêt aux Lérins à un endroit différent de celui de la veille, puis nous sommes restés toute la journée dans la même crique (d’ailleurs indiquée par le groupe) jusqu’au transfert du soir vers Santa Lucia. Les demandes de visite d’autres baies ou criques étaient généralement rejetées sans explication particulière.
Jeudi, la destination était Saint-Tropez, mais sans arrêt le matin en raison du vent venant. Nous sommes arrivés à l’heure du déjeuner dans le golfe, puis nous avons dû nous replier sur Port Sainte-Maxime car aucun endroit n’avait été trouvé ni à Saint-Tropez ni à Port Grimaud, une autre situation qui mettait en lumière une planification inexacte des réservations portuaires. Une autre considération, que je tiens à souligner car je la considère particulièrement sérieuse, est la suivante : de retour chez nous, nous avons réfléchi à l’argent payé sur place et demandé à Andrea un compte détaillé des dépenses engagées pour les ports et le carburant, on nous a dit un montant total d’environ 500 €. Cependant, un total de 1 200 € avait été versé au fonds commun, nous avons donc demandé des clarifications concernant la différence de 700 €, qui n’était pas justifiée par les dépenses déclarées, et Andrea a alors quitté le groupe WA sans fournir aucune explication ni compte.
Sur cet aspect précis, j’espère également une intervention et un retour de la part de Sailsquare, afin qu’une clarté totale soit apportée sur la gestion des sommes versées.
Cela dit, je tiens à souligner qu’Andrea s’est montré très attentif aux aspects de sécurité, un élément fondamental et certainement apprécié. J’ai aussi eu la chance de partager la semaine avec un groupe fantastique, qui a contribué de manière décisive au succès de la fête.
De la part d’Andrea, étant également instructeur de voile, j’aurais attendu une plus grande passion pour la voile et une connaissance plus approfondie de la Côte d’Azur, comme combiner sécurité, voile et découverte des lieux les plus beaux et caractéristiques de la région.
En conclusion, ce fut une semaine agréable grâce aux personnes que j’ai rencontrées et aux magnifiques conditions météorologiques, mais pas aux vacances en voile auxquelles je m’attendais ! Si le but de ces vacances est de naviguer et de vraiment découvrir la Côte d’Azur depuis la mer, je pense que l’organisation et l’itinéraire auraient pu être gérés d’une manière très différente et meilleure.
Vent favorable ! Sabina F.